25,90 €

Un jour je serai libre

Nouveauté

LIVRE CD - Dès 5 ans

Louisiane

On ne tue pas les rêves

Un enfant noir prend conscience de sa condition d’esclave et apprend l’histoire de ses origines africaines en quittant sa famille pour aller travailler sur un bateau à roue.

On ne tue pas les rêves, ou la naissance du Blues du Delta, et 1/2 heures de blues du Delta (label Black&Blue), à écouter à la suite du récit.

Auteur-illustratrice
Sophie KOECHLIN
récit
Marion BOUQUINET
Blues du Delta 
choisis et présentés par
Stéphane KOECHLIN

 
Écouter un extrait

 
En savoir plus

Dans ce récit, inspiré de la tradition américaine du vieux Sud, illustré par l’auteur avec beaucoup de tendresse, et raconté sur un air de blues par une comédienne qui n’a pas oublié l’enthousiasme et la fraîcheur de l’innocence, un enfant noir prend conscience de sa condition d’esclave et apprend l’histoire de ses origines africaines en quittant sa famille pour aller travailler sur un bateau à roue.

  • Marion BOUQUINET, comédienne et chanteuse, enseigne le théâtre et le chant aux enfants. 

Sa voix est claire, positive, complice des enfants, proche de leur sensibilité. Elle ressent l’émotion qui les étreint à l’écoute d’un histoire dans laquelle ils découvrent la réalité de l’esclavage et de la traite des Noirs. Elle sait créer des refuges de tendresse et de bonheur. Elle s’enthousiasme en découvrant le Virginia et en navigant sur le Mississippi. Elle les transporte en Afrique avec Jessie Mae Hemphill et son mythique Eagle bird.

Enregistrés en écho, parfois entremêlés avec sa voix, le rythme, les mélodies, les voix des blues du Delta donnent à cette histoire, écrite et racontée pour les enfants, une résonance profonde qui les invite à entrer dans l’Histoire, celle de la longue marche des descendants d’esclaves noirs aux États-Unis pour gagner, longtemps après que l’esclavage y ait été aboli, le droit de vivre égaux et respectés dans leur pays.

  • Bues du Delta

Label Black and Blue

Illustration musicale du récit, extraits :

Lafayette Leake Trouble in mind, Jessie Mae Hemphill Eagle bird, Sammy Price Black and blue blues, Johnny Shines The Blue Horizon, Luther Johnson Catfishblues, Sonny Boy Williamson TB Blues, Lafayette Leake Trouble in mind

Après le récit, quelques blues à écouter, pour le plaisir des petits... et des grands. 7 titres choisis par Stéphane KŒCHLIN dans le fonds du Label Black and Blue.

John Lee Hooker I Wanna Ramble, Lafayette Leake Feel So Blue, Jessie Mae Hemphill Streamline Train, Luther Johnson Lonesome In My Bedroom, Johnny Shines The Blue Horizon, Sunnyland Slim Levee Camp Blues, Jimmy Witherspoon I Had a Dream

Comment ne pas songer au célèbre discours de Martin Luther King, I Have a Dream ? : en 1963, à Washington, il se représentait un monde où les Noirs et les Blancs seraient égaux... Sans doute les musiciens, remplis de rêves, auront-ils inspiré le révérend King...

On ne tue pas les rêves…

Stéphane KOECHLIN (journaliste jazz et blues, romancier) signe à la fin de l’histoire de Noé un beau texte d’introduction au blues du delta. 

Après avoir rappelé le contexte historique de l’esclavage en Amérique du Nord, il écrit : 
« La musique les sauve du suicide. Elle les sauvera tout court, comme un présent offert à leur maîtres. »

Puis il rend hommage à l’esprit rebelle des bluesmen : 

« La guerre civile de Sécession, en 1860, et l’abolition de l’esclavage ne changent rien. Les Noirs continuent d'œuvrer et de gémir sur les plantations. Certains refusent pourtant de mener cette vie de labeur, préférant vagabonder le long des routes, gratter leur guitare, jouer de la musique. Même si leurs chaînes ont été brisées, ils affronteront un autre danger, la ségrégation, ce mur invisible qui interdit aux Noirs de se mêler aux Blancs, de dormir dans le même hôtel, les contraint à emprunter l’escalier de service. Périr sous les balles d’un sheriff zélé ou se balancer au bout d’une corde… Leur avenir ne semble pas rempli de belles promesses. »

...« Mais on n’assassine pas une chanson ! Le bon Charles Patton, honnête travailleur de la plantation Dockery, entre la rivière Yazoo et le Mississippi, a entendu ces avertissements, il s’en moque, attaché à sa liberté. Il lâche sa bêche, son sac, et quitte le monde qu’il a toujours connu, afin de vivre à la belle étoile. Il boit du whisky, court les filles, se bagarre, chante divinement cette transe héritée de la lointaine Afrique... »

« ...Charles ne sait pas encore que ses ballades semées le long du grand fleuve porteront bientôt un nom : le blues du delta... Il ignore tout d’ailleurs de leurs origines inconscientes, et quand il s’éteindra épuisé, malade, au début du nouveau siècle, dans une triste chambre d’hôtel, aucun journal ne rendra compte de sa mort. »

 
Résumé

Résumé

« Il y a très longtemps, en Louisiane, au temps où les voitures étaient encore tirées par des chevaux, un petit garçon naquit dans une magnifique plantation de coton... On l’appela Noé, comme celui qui avait sauvé tous les animaux du déluge. »

Une nouvelle vie commence pour lui lorsqu’il arrive à La Nouvelle Orléans 
« Le nez en l’air, Noé gardait les yeux rivés sur les hautes cheminées des vapeurs endormis ?! Soudain, il vit sa future maison flottante. Tel un gigantesque et mystérieux animal, le Virginia attendait paisiblement au bout du quai. »

Sur le Mississipi, en compagnie d’un drôle de chat jaune, il s’émerveille de tout ce qu’il découvre, partage la vie de l’équipage, chante le soir au son du banjo et rêve qu’un jour, il sera libre et partira sur un navire beaucoup plus grand, comme ceux qu’il a vus dans le port de La Nouvelle Orléans…

Donnez votre avis

Un jour je serai libre

LIVRE CD - Dès 5 ans

25,00 €

Louisiane - Un enfant noir prend conscience de sa condition d’esclave et apprend l’histoire de ses origines africaines en quittant sa famille pour aller travailler sur un bateau à roue... (...)

Sophie KOECHLIN
Marion BOUQUINET

Donnez votre avis

 
Avis(6)
09/03/2014

Livres.monecole.fr

Un bel album dont l’auteure avait écrit le récit dans les années quatre-vingt, un quart de siècle plus tard elle y ajoute des illustrations ; ces dernières rendent bien l’univers du vieux Sud des USA.

Nous sommes en Amérique au milieu du XIXe siècle, un jeune garçon est séparé de sa famille pour être vendu.
Si nulle trace de violence physique n’est présentée, la douleur sentimentale est exposée. Avec lui on remonte le Mississipi où il a été engagé comme mousse par son propriétaire.

Des pages documentaires évoquent les conditions d’écriture de ce livre. «Quand j’ai écrit l’histoire de Noé, j’avais 23 ans… Et ce petit garçon imaginaire, enraciné dans un nouvel univers, réduit à ce qu’il ressent de plus pur, l’amour des autres et de la nature, et à ce qu’il possède de plus puissant, l’adaptation et la curiosité émerveillée, est sans doute l’unique réponse donnée à tout ce qui révoltait la part d’enfance que je conservais encore en moi : une reconquête de liberté intérieure, au fil du riche fleuve de l’apprentissage, de l’observation, de la patience, et de l’amitié.»

L’importance qu’eut pour eux la musique est bien présentée. « Ces hommes et ces femmes, arrachés à leur famille et à leur pays, battus, humiliés, se raccrochent à ce qu’ils peuvent. La musique les sauve du suicide. Elle les sauvera tout court, comme un présent offert à leur maîtres. »

Le CD propose d’accompagner le récit par des airs de blues dont le livre donne les premières paroles et fournit une contextualisation pour chaque morceau.

L’auteure n’oublie pas de signaler que les années qui suivirent la fin de la Guerre de Sécession ne furent pas idéales pour les populations libérées. « La guerre civile de Sécession, en 1860, et l’abolition de l’esclavage, ne changent rien. Les Noirs continuent d’œuvrer et gémir sur les plantations. Certains refusent pourtant de mener cette vie de labeur, préférant vagabonder le long des routes, gratter leur guitare, jouer de la musique.»

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)
06/24/2013

Un beau livre CD, ouverture sur l’histoire

Voici l’histoire d’un enfant noir, Noé, de son vrai nom Omondola, "enfant du bonheur", dans l’Amérique esclavagiste du début du 19° siècle. Jusqu’à ses 10 ans, Noé vit heureux avec ses parents dans une plantation de coton. Mais en tant que fils d’esclaves, il est vendu à un capitaine de navire et emmené loin des siens. Sa mère aura le temps de lui expliquer quelle est son histoire et celle des siens, libres autrefois. 

Le départ vers la Nouvelle Orléans marque le début d’une vie nouvelle parfois empreinte de nostalgie, adoucie par le don d’un petit chat, mais aussi pleine de découvertes d’univers différents : la ville, le port, le bateau, sa cargaison, le commerce et le transport sur le Mississippi ... Et puis, il y a les relations humaines, souvent chaleureuses et formatrices. Ces découvertes sont déjà une liberté à laquelle rêve avec confiance Noé... 

L’histoire est complétée par deux textes dans l’album : 
On ne tue pas les rêves, très émouvant : dans l’histoire de l’esclavage est situé le développement du chant et notamment du blues, avec l’importance de Charles Patton. 
Un témoignage de l’auteur Quand j’ai créé Noé, écrit 20 ans après la première histoire, situe le contexte personnel de l’auteur, Sophie Koechlin, fille de journaliste amateur de jazz et de blues. 

La récitante Marion Bouquinet sait laisser respirer le texte, accompagné de blues qui sont repris, complétés et explicités à la fin du livre, avec une présentation des auteurs. 

Un beau livre CD, ouverture sur l’histoire, marquante pour des enfants à partir de 9 ans.

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)
05/24/2013

Librairie Comptine

Au milieu du XIXe siècle en Louisiane, Noé, petit garçon d'une dizaine d'années, vit dans une plantation de coton. Esclave, comme ses parents, il est vendu au propriétaire du Virginia, un bateau à aubes qui navigue sur le Mississipi. Pour Noé commence la vie de mousse. Quand ses tâches quotidiennes lui en laissent le temps, il écoute les récit de Jeffrey, le pilote qui lui raconte des anecdotes extraordinaires de la vie sur le fleuve et découvre également la musique. Grâce à la nature qu'il observe sur les rives du fleuve, et aux chants des hommes d'équipage le soir sur le pont, Noé garde en lui cet espoir : un jour, c'est sûr, il sera libre.

Situé quelques années avant la guerre de Sécession et l'abolition de l'esclavage, le récit de Sophie Koechlin nous entraîne sur les rives du Mississipi à la découverte des origines du Blues. Magnifiquement illustrées, documentées – on trouve en fin d'ouvrage une présentation des musiciens et des morceaux présents sur le CD, ainsi qu'une histoire succinte de l'esclavage... – les aventures de Noé évoquent l'univers de Mark Twain et permettront aux plus jeunes lecteurs (et aux moins jeunes !) de découvrir les origines et les grands noms du Blues.

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)
02/12/2013

La Croix

En 1850, en Louisiane, dans les champs de coton où ses parents travaillent comme esclaves, un petit garçon est vendu : il sera mousse sur un bateau à aubes. Il quitte sa mère en larmes et lui promet qu’un jour il reviendra.

Largement accompagnée de musiques de blues, cette histoire de 23 mn nous incite à entendre la mélancolie, la tristesse et la condition des esclaves noirs qui avaient la musique pour seule évasion. 30 mn de blues prolongent judicieusement l’histoire.

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)
01/10/2013

Remonter le Mississippi sur des airs de blues

« Il y a très longtemps, en Louisiane, au temps où les voitures étaient encore tirées par des chevaux, un petit garçon naquit dans une magnifique plantation de coton (...). On l’appela Noé, comme celui qui avait sauvé tous les animaux du déluge ».

Voilà le début d’un récit qui se déroule vers 1850, comme nous le précise Sophie Kœchlin dans des pages d’explications sur son œuvre, toute-à-fait accessibles à un lectorat d’enfants.  Séparé de sa mère, à l’âge de dix ans, il est acheté par un propriétaire d’un bateau naviguant sur le Mississippi. Il quitte sa plantation pour découvrir La Nouvelle-Orléans, d’où il s’embarque. « Le nez en l’air, Noé gardait les yeux rivés sur les hautes cheminées des vapeurs endormis ! Soudain, il vit sa future maison flottante. Tel un gigantesque et mystérieux animal, le Virginia attendait paisiblement au bout du quai ».  Fort bien traité par les employés de ce navire, il se voit offrir un petit chat pour lui tenir compagnie.

Ses pensées l’amènent à souhaiter de pouvoir être libre le plus tôt possible et de partir pour retrouver ses racines sur le continent noir. « Un jour, en contemplant les bois sombres qui bordent le fleuve, il songe soudain à ses parents, à la Louisiane, aux immenses champs de coton inondés de lumière et rêve d'un voyage qui l'emmènera jusqu'en Afrique ». 

Par respect pour les jeunes lecteurs, la question de l’esclavage n’est abordée ici que sous l’angle de la séparation des membres d’une même famille et la privation de la liberté. La question des mauvais traitements n’est pas d’actualité.
Des pages documentaires font toutefois allusion de façon brève aux conditions douloureuses de vie des esclaves : « Ces hommes et ces femmes, arrachés à leur famille et à leur pays, battus, humiliés, se raccrochent à ce qu’ils peuvent. La musique les sauve du suicide. ». 
Des airs de blues accompagnent l’ensemble du récit présent dur le CD et des commentaires sur ces morceaux (avec en particulier des extraits des paroles qui les accompagnent habituellement) sont proposés en fin d’ouvrage. 

"La Légende de Chico Rei" chez le même éditeur (et dans la même collection) évoque l’esclavage au Brésil autour de 1700 et il est accompagné par des airs de samba. Ces deux ouvrages gagnent à être lus successivement, peu importe dans quel ordre.

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)
12/13/2012

Goodreads

Tout d’abord, il y a l’image, les dessins aux couleurs joyeuses, au trait maîtrisé, à la douceur perceptible. Sophie Koechlin est aussi brillante illustratrice que conteuse. Grande spécialiste des livres pour enfants, elle est l’auteur de nombreuses novélisations des films Disney, Dreamworks, ou encore récemment Un monstre à Paris, avec Bibo Bergeron, elle est également peintre émérite, entre autres nombreux talents.
Cette belle histoire, elle l’avait imaginée à l’âge de 23 ans, avec la fougue et l’audace de la jeunesse, en s’inspirant de ses lectures, (Tom Sawyer, Les Aventures de Huckelberry Finn de Mark Twain), mais également des contes de fées de son enfance. 

Le petit Noé, dont le destin tragique pourrait se comparer au Petit Poucet dans La case de l’oncle Tom, est bien triste, séparé de ses parents parce que son propriétaire le vend. Il va cependant avoir la chance de connaître mille et une aventures et faire de belles rencontres. Une sorte de voyage initiatique en somme, où l’espoir est permis.

Ce très beau texte s’accompagne d’un CD de 52 minutes, l’histoire du livre y est lue avec conviction par la comédienne Marion Bouquinet et habillée musicalement par une bande-son représentative, sensible et particulièrement bien choisie (John Lee Hooker, Lafayette Leake, Sunnyland Slim...).

Petits et grands peuvent donc choisir de suivre le fil du texte au gré de la musique, guidés par la voix de Marion, ou l’apprécier dans l’intimité d’une lecture personnelle, en prenant le temps de bien observer les dessins, riches en détails.

L’auteur explique en fin d’ouvrage ses choix et le cheminement qui l’a amenée à écrire avec son coeur cette belle histoire.

De même, son frère, le journaliste de jazz Stéphane Koechlin raconte en annexe, dans On ne tue pas les rêves..., une petite introduction au blues du delta, pour mieux comprendre la musique qui accompagne le livre, ainsi que le contexte historique de l’esclavage aux Etats-Unis.

Un superbe recueil, intelligent, fin, émouvant et qui ne prend pas les enfants pour des ignorants. A découvrir absolument ! 

  • Cet avis vous a-t-il été utile ?
  • (0) (0)

Donnez votre avis !

 
Caractéristiques
Pages56
Hauteur21 cm
Largeur28 cm
CouvertureCartonnée
ReliureToile verte
CD52 min. (récit 23 min. & blues du delta 32 min.)
EAN9782916046082